Monday, October 31, 2011
Boys boys boys et encore des boys : le culte du chef au Ministère de la Culture
Survivance du kaléidoscope : 'Film' de Tacita Dean au Turbine Hall de la Tate Modern







Tacita Dean : FILM 11 October 2011–11 March 2012 Turbine Hall Bankside London SE1 9TG Admission free www.tate.org.uk
PS: à lire absolument, en Français: Tacita Dean, Que dit l'artiste? 1992-2011. ed. Anne Bertrand, Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg.
Friday, October 28, 2011
Des "enfant" de Boris Charmatz à la "nanny" de Steven Cohen

Au Festival d'Automne, cette année, il est question de relations entre des personnes très jeunes et des personnes jeunes, entre une personne et une personne très âgée (Nomsa Dhlamini, 90 ans). Il est moins question de rapports de générations - surtout lorsqu'on entend par ce mot un rapport familial, filial, maternel, paternel, etc-que des normes qui les fondent. Il est moins question de rapports que de relations, d'un espace de mouvement, de danse, haptique, et donc d'un potentiel désordre dans ces questions.Enfant de Boris Charmatz, était au Théâtre de la Ville; The Craddle of Humankind, de Steven Cohen, est au Centre Pompidou
Wednesday, October 26, 2011
Judith Butler at Occupy WSP
Parmi les commentaires sur le site lesbien autostraddle
“If hope is an impossible demand, then we demand the impossible. If the right to shelter, food, and employment are impossible demands, then we demand the impossible.” FUCK YEAH.
oh. my. god. i just had a phDgasm. that was so beautiful. *wipes tear*
On y apprend en plus une nouvelle expression : phDgasm
Monday, October 24, 2011
Zoe Leonard, Aperture, 25 octobre, New York

Tuesday, October 25th, at 6:30PM,
Wednesday, October 19, 2011
La féministe Marie Dedieu, enlevée au Kenya et otage en Somalie,est morte.
Marie Dedieu, militante historique du Mouvement des Femmes, signataire en 1971 du Manifeste des 343 salopes et directrice de publication, depuis son premier numéro, du "menstruel" Le Torchon brûle (entre 1971 et 1973) était gravement handicapée à la suite d'un violent accident de voiture, qui avait brisé net la carrière de l'impétrante comédienne à la beauté radieuse. Refusant le fauteuil roulant, elle s'était installée sur l'archipel de Lamu au Kenya dans les années 1990 et y avait reconstruit, en partie, sa vie- jusqu'au 1er octobre dernier, où elle fut enlevée et emmenée en Somalie comme otage. Ses ami/e/s craignaient pour sa vie : Marie Dedieu, souffrant d'un cancer et d'insuffisance cardiaque, ne disposait plus des médicaments qu'elle devait prendre quotidiennement et que ses geôliers avaient, par quatre fois, refusés. Et on apprend sa mort, aujourd'hui, le 19 octobre, alors même que ses amiEs les plus proches, considérant que le délai de silence demandé n'avait été que trop respecté, pressaient d'envoyer au Ministère des Affaires Etrangères l'appel qui suit:
"Marie Dedieu a été enlevée au Kenya le 1 er octobre. C'est une femme exceptionnelle, active et généreuse, rayonnante, d'une haute culture, qui malgré les conséquences d'un ancien et très grave accident qui l'a rendue tétraplégique ne s'est jamais servi de son handicap pour revendiquer un privilège mais qui au contraire, sa vie durant, a pris ses propres difficultés comme une voie d'accès aux autres, un point d'appui pour comprendre, échanger, partager. Elle s'est toujours battue, y compris contre la maladie. Elle sort d'un cancer, elle a des problèmes cardiaques, elle a besoin actuellement d'un traitement médical lourd et quotidien. Elle a toujours été passionnée par l'Afrique, et bien loin d'être une touriste de passage, elle a voulu construire une grande partie de sa vie à Lamu, au Kenya, par désir profond de rencontrer des personnes et des cultures différentes et de nouer des liens réels et durables avec elles. Elle est en retour aimée et respectée par tous ceux, extrêmement nombreux, qui la connaissent là bas."
Friedrich Kittler (1943-2011)
Né en Allemagne de l'Est, passé à l'Ouest en 1958, le philosophe Friedrich Adolf Kittler fut l'un des principaux instigateurs de ce qu'on appelle désormais les "media studies", ou la théorie des medias, trop peu connue et enseignée en France. Le travail de Kittler, en effet, a consisté à mettre en rapport le territoire des technologies de communication et l'histoire de la pensée (ou "comment la nouveauté des medias technologiques s'est inscrite dans le vieux papier des livres"), avec l'effet d'une déterritorialisation radicale de ces disciplines
Le parti-pris de Kittler diverge largement de celui de Mc-Luhan, qui voit les medias comme des extensions du corps. Au contraire, pour Kittler: "les medias ne sont pas des pseudopodes extensifs du corps humain. Ils suivent une logique d'escalade, qui nous laissent derrière, ainsi que l'histoire écrite."
Dans ces technologies des medias, Kittler entendait également le roman "prenant part au développement et à l'expansion des nouvelles sciences au XVIIIè siècle, par exemple l'administration des populations, en contraste avec les vieilles sciences comme la médecine et autres disciplines médiévales" ou le film "traitant de l'enregistrement des corps nus".
Publié à peu près en même temps que l'ouverture du Media Lab de MIT, son Gramophone, Film, Machine à Ecrire (1986) reste l'une de ses plus célèbres contributions (sur le mode tripartite lacanien du Réel, de l'Imaginaire et du Symbolique), ouvrant sur l'observation que les réseaux à fibre optiques sont immunisés... "contre la bombe nucléaire, laquelle infecterait tous les ordinateurs" et fermant sur les photos d'Hiroshima, avant et après. Narrant l'invention du gramophone, moyen d'enregistrer des phénomènes naturels trop rapides pour être observés, le système des tranchées pendant WW1 ou le déchiffrage du code Enigma par Alan Turing, pendant WW2, Kittler démontre comment l'histoire des medias d'enregistrement infuse et se diffuse dans l'histoire de la pensée.
Après avoir été professeur itinérant dans différentes universités prestigieuses Américaines et Allemandes, Friedrich Kittler est devenu en 199 le titulaire de la chair d'esthétique et de théorie des media à l'Université Humboldt de Berlin, en même temps qu'il reçut le prix Siemens du ZKM de Karlsruhe; depuis 2005, il était également professeur à la European Graduate School de Saas-Fe (à voir sur YouTube). Kittler a eu une influence considérable sur la théorie esthétique.
Monday, October 17, 2011
Et Barbara Hammer le 20 octobre à la FIAC
Séminaire "Something" aux Labos, Mercredi 19 à 20h
FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME
SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD'HUI
Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici, Hans-Ulrich Obrist et Natasa Petresin-Bachelez
MERCREDI 19 OCTOBRE à 20h
Un rendez-vous exceptionnel
AUX LABORATOIRES D'AUBERVILLIERS, 41 RUE LÉCUYER, 93300 AUBERVILLIERS
avec MÅRTEN SPÅNGBERG
Mårten Spångberg vit à Stockholm. Il est chorégraphe, curateur, chercheur et critique et s'intéresse au champ élargi de la chorégraphie, à travers des pratiques expérimentales dans une multiplicité de formes et
d'expressions. Il se produit en tant que performeur depuis 1994 (et il a notamment collaboré avec Xavier Le Roy entre 1997 et 2008, Christine de Smedt/Les Ballets C de la B entre 1999 et 2004), Tom Plischke en 2000, Lynda
Gaudreau en 2005, Tino Sehgal entre 1999 et 2007). Depuis 1999 il a également créé de nombreuses pièces chorégraphiques (des solos aussi bien que des travaux engageant d'autres danseurs ). Sous le label "International Festival", il a entamé une collaboration avec l'architecte Tor Lindstrand, initiant ainsi des zones de contact entre la chorégraphie et l'architecture, et questionnant notamment les modes de distribution et les économies de la circulation de l'art et de ses producteurs/trices. Entre 1996 et 2005, Spångberg a également organisé de nombreux festivals en Suède, et à l'international. Il est à l'initiative du réseau INPEX en 2006 et enseigne la théorie et la pratique à
l'université de la dance à Stockholm (Danshögskolan), où il dirige, depuis 2008, le programme de Master de chorégraphie. Enfin, il a écrit de très nombreux articles au sujet de la danse et de la performance; son livre,
"Spangbergianism" (2011) apparait comme un élément de recherche critique, curatoriale et chorégraphique dans sa pratique.
http://martenspangberg.org/
http://spangbergianism.
http://www.international-
Sunday, October 16, 2011
A Rennes, le temps est... exclusivement masculin.
Friday, October 14, 2011
Franchir les limites avec Phyllida Barlow





Chez Hauser & Wirth London, 196 A Picadilly, W1J9DY, ouverte les lundis pendant la Frieze- Le 17 octobre, Tamar Garb et Briony Fer conversent avec Phyllida Barlow à 18h, University College London.
Tuesday, October 11, 2011
Un artiste, oui mais misogyne!!!
Friday, October 07, 2011
Du côté de chez Stein.



Matisse, portraits de Sarah Stein et de Michael Stein, 1916. San Francisco, SF MoMA @Succession H. Matisse et ARS, New York.Thursday, October 06, 2011
Le beau Witz et le saint esprit (Philippe de Champaigne, Annette Messager)
Photos courtesy Catherine.
Un détail de la Réception d'Henri d'Orléans dans l'Ordre du Saint esprit le 15 mai 1633 par Philippe de Champaigne (1634-5) vu au Musée des Augustins de Toulouse - Il lui manque la figuration, un peu plus haut sur le tableau, du Saint Esprit- qu'on retrouvera, peut-être plus si saint que ça, dans une oeuvre d'Annette Messager non loin, accroché à une statue de Falguière (ci-dessus, également)
Ce qui touche dans le tableau de Philippe de Champaigne, c'est précisément le toucher, cet ensemble de cinq mains disposés en plein sur un tableau, du moins c'est ce que semble être ce rectangle imagé et encadré, tenu face au personnage agenouillé, qui y applique ses doigts et paumes.
Un petit tableau dans un grand: n'est-il pas question d'une mise en abyme, pour exprimer une chose qui n'arrive que parce qu'elle est seconde, qu'elle ne se constitue que d'une deuxième fois pour signifier que toute réception dans un groupe (et pas n'importe lequel, un "Ordre"!) ne peut être que la "répétition de sa fondation? "La représentation performe la présence de l'institution", ajoute Louis Marin, le grand historien de l'art de Philippe de Champaigne (à lire : Pouvoir d'Etat et mort de Dieu, in Champaigne ou la présence cachée, son livre posthume, Hazan, 1995)
















