Tuesday, October 11, 2011

Un artiste, oui mais misogyne!!!

Où l'on retrouve maso et miso vont en bateau.

Le poste de directeur de l'école nationale supérieure des beaux-arts, qui va se libérer à la fin de cet année, est l'objet d'une confrontation qui, si elle est souterraine, n'en est pas moins violente. Le ministre n'a pas encore pris sa décision mais déjà, un certain nombre de lettres plus ou mois ouvertes paraissent (ou vont paraitre) signées par des personnalités qui soutiendraient la candidature "d'un artiste" pour cette école.
Derrière les généralités, il ne faut pas se leurrer : le seul candidat "artiste" restant parmi les pré-sélectionnés faisant campagne est Jean-Marc Bustamante, qui se trouve être déjà professeur à l'école, décoré de la Légion d'Honneur, et tutti quanti.

"«L'homme a besoin de conquérir des territoires, la femme trouve son territoire et elle y reste; alors que les femmes cherchent un homme, un homme veut toutes les femmes. La femme, dès qu'elle a trouvé son territoire, elle y reste […]. Les hommes sont toujours dans la recherche de territoires vierges»*.*Jean Marc Bustamante, 2005.

Le livre qui lui est consacré (une monographie parue chez Flammarion, en 2005) contient un entretien croisé de Bustamante avec Christine Macel, conservatrice au Centre Pompidou et Xavier Veilhan, un autre artiste, où fusent des propos encore plus ridicules que misogynes. Bustamante le regrette peut-être mais la chose a été publiée dans un livre le concernant : nul doute qu'il a du donner son accord.

Cecile Proust a repris texto ces propos "croisés" dans une vidéo hilarante, une "femmeuse-action 18" intitulée "Les femmes ne tiennent pas la distance".
a voir sur : http://vimeo.com/27162912

Rappelons que c'est, précisément, pour entrer dans cette même école des beaux-arts que fut créée, il y a 130 ans, la première association féministe d'artistes en France, l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs.

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