Photos courtesy Catherine.
Un détail de la Réception d'Henri d'Orléans dans l'Ordre du Saint esprit le 15 mai 1633 par Philippe de Champaigne (1634-5) vu au Musée des Augustins de Toulouse - Il lui manque la figuration, un peu plus haut sur le tableau, du Saint Esprit- qu'on retrouvera, peut-être plus si saint que ça, dans une oeuvre d'Annette Messager non loin, accroché à une statue de Falguière (ci-dessus, également)
Ce qui touche dans le tableau de Philippe de Champaigne, c'est précisément le toucher, cet ensemble de cinq mains disposés en plein sur un tableau, du moins c'est ce que semble être ce rectangle imagé et encadré, tenu face au personnage agenouillé, qui y applique ses doigts et paumes.
Un petit tableau dans un grand: n'est-il pas question d'une mise en abyme, pour exprimer une chose qui n'arrive que parce qu'elle est seconde, qu'elle ne se constitue que d'une deuxième fois pour signifier que toute réception dans un groupe (et pas n'importe lequel, un "Ordre"!) ne peut être que la "répétition de sa fondation? "La représentation performe la présence de l'institution", ajoute Louis Marin, le grand historien de l'art de Philippe de Champaigne (à lire : Pouvoir d'Etat et mort de Dieu, in Champaigne ou la présence cachée, son livre posthume, Hazan, 1995)
1 commentaires:
cadeau :
http://www.booooooom.com/2011/10/04/remake-submissions/
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