Tuesday, September 28, 2010

Voir Madrid et ... rirE.

L'oeuvre est d'Hans Peter Feldmann, dans une exposition hilarante du Reina Sofia, qui lui est entièrement consacrée.
A suivre, les comptes rendus des expositions qui changent la vie (des expositions) : Mixed Use, Manhattan et Neo-Realismo dans le même musée Reina Sofia.

Monday, September 27, 2010

Complices vénitiens.

Thomas Hirschhorn et Andrea Thal représenteront donc la Suisse à la prochaine Biennale de Venise. C'est assez savoureux, lorsqu'on se souvient de la radicalité d'Hirschhorn au Centre culturel Suisse à Paris. Et une autre contribution curatoriale, plutôt alternative et queer,  s'ajoute à celle de Bice Curiger, (la directrice artistique de la Biennale): celle d'Andrea Thal, dont on apprécie beaucoup l'activité de productrice, éditrice et curator pour le collectif les Complices à Zurich (http://www.lescomplices.ch/).

Thursday, September 23, 2010

L'artiste Artur Żmijewski commissaire de la prochaine Biennale de Berlin

Après Maurizio Cattelan, Massimiliano Gioni et Ali Subotnick (2006), Adam Szymczyk et Elena Filipovic (2008) et  Kathrin Rhomberg (2010), le prochain commissaire de la Biennale de Berlin 2012 sera un artiste : Artur Żmijewski, de Varsovie. Ex-étudiant de Grzegorz Kowalski à l'école des beaux-arts de Varsovie et de la Rietveld Academie d'Amsterdam, Żmijewski a produit des oeuvres souvent explosives, qui s'attachent aux pouvoirs des normes et aux normes du pouvoir et qu'il a montrées notamment à Manifesta 4 en 2002, la Biennale de Venise 2005 (où son film Repetition montrait le "renactment" de la fameuse expérience menée à l'université de Stanford, en 1971, transformée en prison où les échanges entre les rôles de gardes et prisonniers, arbitrairement répartis, avaient viré à la tuerie) à la Documenta de 2007, la Biennale d'Istanbul 2009... Il est membre du mouvement Krytyka Polityczna et directeur artistique du magazine éponyme

revoir "Muriel ou le temps du retour" (sur grand écran): bouleversant et salutaire.

Wednesday, September 22, 2010

William E. Jones, trois ou quatre fois.



William E.Jones est même temps chez Raffaela Cortese à Milan, chez Printed Matter, à New York et dans la programmation ciné du BAL par Nicole Brenez et Pascale Cassagnau-- et là, pour une oeuvre d' 1'44.
Comme écrivait Bruce Hainley dans artforum : "William E. Jones’s métier is homosexuality; his vernaculars, gay pornography and experimental documentary film; his landscapes, Southern California (where he lives and works) and suburban Ohio (where he was raised)". 
Ce remixeur d'images  (www.williamejones.com/) né en Ohio et vivant à L.A., rencontré à Oberhausen, a commencé par scruter son enfance dans Massilion (1991), le nom de sa ville natale, et suivi son trajet jusqu'à la Californie du Sud (il étudia à CalArts), en mêlant des vues urbaines à des souvenirs intimes et à l'énumération des lois sur la sodomie en vigueur. Il a ensuite travaillé sur (sic!) l'icone porno gay Alan Lambert, qui se suicida à 25 ans, puis sur la popularité de Morrissey (qui vient encore de se distinguer, soit dit entre parenthèses, par son discours anti-Islam) auprès des Latinos.
Lorsque Larry Flint lui donna à gérer le fonds gay de son empire ciné-pornographique, William E.Jones tira des deux côtés de la couverture à la fois, éditant pour son patron des compilations de bandes et récupérant à son profit artistique un fonds inestimable et inépuisable d'images, dont la première manifestation a été The Fall of Communism as Seen in Gay Pornography (1998), montrant comment le capitalisme nouveau dans les pays anciennement communistes a marqué les corps des acteurs. 
Foucaldien en diable, William E. Jones.
A la Biennale du Whitney, en 2008, Tearoom présenta la configuration particulière des gestes et positions des hommes anonymes, filmés, dès 1962, par une caméra de surveillance installée par la police dans les toilettes publiques de Mansfield Ohio, à des fins de chasse et de casse d'homosexuels. L'installation de William E.Jones a été complétée par un livre (Tearoom, 2nd Cannon Publications, Los Angeles 2009)
William E.Jones a récemment publié Killed : Rejected Images of the Farm Security Administration: soient les images "tuées" par Roy Striker le directeur de la Farm Security Administration, cette fameuse banque d'images durant la grande dépression économique américaine. Il poinçonnait les images rejetées, commandées et non détruites. Au BAL,"le film Killed est une boucle rapide organisée autour du trou létal et qui permet d’apercevoir certaines des photographies rejetées de Walker Evans, Theodor Jung, John Vachon etc. (N. B.)"...


PS: un commentaire nous signale que William E.Jones était également présenté, une quatrième fois, dans l'actualité (cf. commentaire ci-joint)

Tuesday, September 21, 2010

A Paris, ce n'est plus le cinéma mais l' exposition qui est interdite au moins de 18 ans...

LBV prit vapeur lorsqu'elle apprit que l'exposition rétrospective de Larry Clark, qui va ouvrir le 7 octobre prochain au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, allait être interdite au moins de 18 ans ; la mairie de Paris ayant pris cette décision "étant donné la nature des œuvres" (dixit artclair). "Christophe Girard, adjoint à la culture, a expliqué à l’AFP (toujours selon artclair) qu’il est préférable de limiter l’accès afin de ne pas amputer le corpus d’œuvres présenté. Il a également précisé qu’il existe « un risque avéré » de voir arriver des plaintes de certaines organisations catholiques comme lors de l’exposition Présumés Innocents à Bordeaux en 2000", dont l'issue n'est toujours pas réglée.
Cette interdiction préventive, avalise, en fait, tout ce dont ces organisations rêvaient, c'est à dire de voir leurs revendications prises en compte. Bravo! C'est une première, et c'est la Mairie de Paris qui l'a fait. On attend la suite avec impatience et découragement.
Cf le texte de Stéphanie Moisdon : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/24/larry-clark-vers-une-interdiction-au-public_1415390_3232.html

Monday, September 20, 2010

chansons : Saadane Afif, Jean-Charles Massera et ritournelles de l'art.

Les premiers chantonnements dans l'espace de l'art, qui vous ont sacrément fait de l'effet, vous les avez entendus avec Bruce Nauman: Get Out of My Mind, Get Out of This Room, 1968. Il s'enregistra, répétant cette formule en "la criant, la grommelant, la grognant'. Au public qui entre dans la pièce, l'artiste dit en permanence : "sortez-en". Entrez, sortez : un conflit, une contradiction qui ne se résoudra jamais. La Nuit du Chasseur: Love and Hate (écrits sur les jointures des mains du sombre pasteur interprété par Mitchum) sont aussi formulés par cette comptine, qui peut être reprise indéfiniment. Le code, simplifié et ritualisé, est approprié par l'individu dans un usage pratique, comme une formule mnémotechnique qui s'individualise en vous imprégnant. 
Deleuze et Guattari, la ritournelle ( Commentaire de Mille plateaux, Minuit, 1980, p. 361 sq et Qu'est-ce que la philosophie ? Minuit, 1991, p. 174.)
Plus tard, dans le hall des Turbines de la Tate Modern, en 2005, Bruce Nauman a chanté toutes ses oeuvres en guise de rétrospective. "OK OK OK" ou "No No No No", "Feed me, Eat me,Anthropology" etc. feraient partie de ses tubes.
Depuis un certain temps, les chansons, de Rebecca Bournigault (1998) à Louise Bourgeois ('Otte') se prolongent dans l'actualité des expositions : de Saadane Afif (au Centre Pompidou, où il célèbre son prix Marcel Duchamp au prix de la nécrologie de Beaubourg "cercueuillifié"par un artiste exposé dans Les Magiciens de la Terre 1989,  et chantée par un certain nombre de chansons-sculptures écrites par ses ami/e/s) à Jean-Charles Massera (prochainement à l'IAV de Villeurbanne) ce sont également des formes qui, on l'espère, permettent de ne pas se taire. 

Friday, September 17, 2010

Samedi 18 septembre, Galerie Martine Aboucaya

Cabello/Carceller, "Archivo: Drag Modelos" Bcn.

 
Et allons-y pour l'autopromotion : "Généalogies Queer" in Critique n°759-760, A quoi pense l'art contemporain, Août-Septembre 2010.

Sunday, September 12, 2010

Jimmy Robert chez Art:Concept. Le savoir du pas

                              Vues de la première salle de l'exposition Jimmy Robert, le bonheur d'être dupe (pas de deux), à la galerie Art:Concept. Ttes photos: courtesy la galerie.


Ce qui se passe sur et sous la large table de bois, qui ouvre l'exposition de Jimmy Robert à la galerie Art: Concept (http://www.galerieartconcept.com/), ce sont des photographies.  Leur matérialité de papier (imprimé) compte. Les images ne sont pas tendues verticalement, épinglées ou encadrées. Elles sont disposées horizontalement. Certaines se courbent et ondulent sur le plateau de la table. D'autres prolongent la vision en ondoyant dessous, où est aussi disposée une masse d'autres photos, invisibles, par terre. La part de ce qui n'est pas visible est d'ailleurs importante dans toute l'exposition, qu'il s'agisse de ces papiers froissés, comme jetés sur la cible d'un large cadre de bois appliqué au mur, ou encore de cet envers d'une broderie japonaise rose, avec ses fils d'argent émergeant comme un nid de cheveux. Celle-là est appliquée verticalement sur un mur jusqu'à rencontrer une tablette, basse, de bois dont les jambages contenant une pile de papier A4, en constitue alors le socle.
On le voit, du moins à lire cette brève description par LBV, Jimmy Robert joue"entre" : et pas seulement entre disciplines artistiques. Son travail parle d'esquisse et d'esquive, de rencontre qui n'aura pas lieu mais peu importe, puisqu'elle se devine. L'essentiel est de participer. Ce lieu commun et tout ce qu'il renferme, les fameuses antiennes de l'essentialisme comme de la participation sont ici révisées et détournées. Voyons comment.
Retournons à table. La figure, sur les images présentées sur la table, est une danseuse japonaise: Shiho Ishihara, une élève de Min Tanaka, est photographiée. Ce n'est pas son corps qu'on voit évoluer mais celui de l'image, déformant par sa propre disposition ondulante et fragmentée, les poses de la danseuse. Son exercice a consisté (apprend-on) à déconstruire la photographie de Jeff Wall A sudden gust of wind (after Hokusai), 1993. Un mouvement est, ainsi, trois fois esquissé et différé sur et sous la table. Voilà pour l'essentialisme. Et voilà aussi pour la visibilité, paradigme ici "allégé", qui semble ici affecter et délester votre intrusion dans l'espace.
                                          Jimmy Robert, Vue de l'exposition le bonheur d'être dupe (pas de deux).
                                                                       Sans titre, 2010.
De l'autre côté dans une autre pièce, une autre table et d'autres photographies, celles-ci composées  en une grille orthogonale caché/montré sur leur plateau, performent le titre de l'exposition: Le Bonheur d'être Dupe (Pas de Deux). Pas : une trace et une négation. La langue est ambigüe, presque spectrale, lorsqu'elle utilise ces unités de mesure: le pas, le point, le "not", bref, ce qui se rajoute afin dire non...Des unités que la langue utilise pour nier en affirmant la négation, même, comme unité de mesure. L'artiste, également, danse en se présentant comme celui qui ne sait pas danser, comme un sujet supposé "pas-savoir"sur ses pas...
C'est ainsi que s'envisage  (avec cette seconde série images, qui sont précisément sans visage) une approche de l'événement, non comme ce qui a lieu, mais comme ce qui (n') "a pas lieu". Dans un entretien avec Vanessa Desclaux (http://www.zerodeux.fr/entretien-avec-jimmy-robert-par-vanessa-desclaux), Jimmy Robert a confirmé cette approche : " Je pense ici aux mots d’Oscar Wilde", disait-il" : « Il y a deux tragédies dans la vie : ne pas obtenir ce que l’on désire  et obtenir ce que l’on désire », une forme d’impasse au niveau de la communication et de la représentation qui passe par une réalisation d’un désir de l’impossible, l’aporie philosophique en somme."
L'"essentialisme" de la visibilité, que représente l'art moderne par exemple, est rendu à son double fond (puisqu'il renvoie toujours à une perception de l'invisibilité comme à ce pas de langage). Jimmy Robert en fait ici un accident, un "incident à la galerie" (pour paraphraser les titres d'Art and Language: Incident in a Museum).
Que se passe-t-il en effet, dans les deux salles, entre tables et images, entre boîtes et papiers colorés- ainsi, au fond de la galerie, ce coffrage de bois, servant de cadre et de support à une feuille de papier d'archives ayant viré, d'une image d'un rideau et de traces de sprays de peinture? Non sans quelque réminiscence d'un Schwitters ou d'un Cornell, cette boîte en collage poursuit l'impression produite sur et sous les plateaux de la table: celle d'une fabrication déjà passée et encore en devenir, sans qu'elle s'intéresse à la production d'un objet unique ou à la destruction de l'envers du décor.

Saturday, September 11, 2010

Miniplace des femmes: l'allée Louise Labé, à Paris

                                          Photo Blaise Parmentier

Un panneau (donneur d'échelle) un muret blanc, quelques mètres et... on est déjà sorti de l'allée Louise Labé, dans le XIXè arrondissement de Paris.
Illustre et légendaire poétesse française, Louise Labé, née à Lyon (1520/1525-1566) aurait appris le latin, l'italien, des rudiments de grec, la musique (" La dame au luth "), l'équitation et les arts des armes traditionnellement réservés aux hommes. Au mépris des condamnations religieuses de l'époque, elle se serait habillée en homme pour monter à cheval et participer aux joutes. En 1555 par privilège accordé par le Roi, Euvres de Loüize Labé Lionnoise fut publié de son vivant. 
Le recueil, dédié à Clémence de Bourges, contient un texte en prose : " le Débat de folie et d'amour ", trois élégies, vingt-quatre sonnets et fut réédité 3 fois au cours de l'année 1556. Rien d'autre, pas un mot de plus.  On ne connait d'elle que ce petit livre de 23 pages ainsi qu'un portrait par Pierre Woeriot. Outre ses vers magnifiques, le recueil témoigne de ses revendications pour les femmes d'une autonomie de pensée, que seule l'éducation rendra possible et de la liberté du désir (de la passion) et de la parole amoureuse ("Baise m'encor, rebaise moy et baise/Donne m'en un de tes plus savoureus/Donne m'en un de tes plus amoureus/Je t'en rendray quatre plus chaus que braise"...). Louise Labé, qui, depuis la Révolution française, a fait l'objet de moult exégèses ("créature de papier"), a donné son nom à des lycées, au centre universitaire lyonnais de recherches sur le genre .. et à une toute petite allée.

Friday, September 10, 2010

Faire, se faire et se défaire. Brava Tania Bruguera...

Le sous-sol, souvent une sorte de no (wo)man's land du Centre Pompidou, est devenu un joyeux bordel. Enfin, non! Une partie seulement du "Forum moins un" exubère (sic) de matériaux d'exposition audiovisuels, d'ailleurs rangés sur des étagères métalliques ou, comme ce grand écran plat sur une palette, simplement posés. Tout un stock de vieille boutique de télévisions, celle dont on grapillait les images en flâneur et en flâneuse, à travers ses vitrines ou son show-room, apparait ici en guise de démonstration. Dans cette large salle, en effet, il ne s'agit pas de retracer la genèse, le "studio"comme dans nombre d'oeuvres d'artistes liées, qui au casting, qui aux décors, qui aux objets de la production filmique ou télévisuelle. Ce qui se montre ici, dans l'espace de stockage, c'est la boutique, c'est à dire la reproductibilité. Sans vitrines. Crûment.
Ce n'est donc pas une exposition, dit l'artiste, du moins pas comme les autres puisqu'elle définit son projet IP Détournement (IP ="Intellectual Property", on connaît l'adresse...) comme une "mise en question, à partir de la Collection nouveaux médias du musée national d’art moderne, des modes de diffusion, de réception et d’appropriation des œuvres". 
Voila ce qui se passe : vidéos et dvds d'artistes qu'on voit sur les moniteurs ou petits écrans, sont, avec l'accord des artistes qui les ont faits, reproduits en de nombreux exemplaires et vendus chacun 1 Euro à l'extérieur du Centre, avec un approvisionnement quotidien en cd sous pochettes plastiques. Ce sont ces petites échoppes à même le sol qu'on voit d'abord en approchant, avec des noms qui surprennent quand on est pas au courant de l'opération : Akram Zaatari, Tom Kalin, Yto Barrada, Peggy Awesh...
C'est ainsi que les artistes qui les ont faits,-les auteurs comme on dit,- se défont ici pendant une semaine des droits qui sont généralement liés à la fonction-auteur.  C'est de cela, aussi, dont se défait le musée, puisqu'il s'agit des titres de sa collection audiovisuelle (dont Christine Van Assche est, aussi, largement l'auteure), interceptés par le biais de son service des Rendez-Vous du Forum, avec l'aval du service culturel du musée, qui a invité l'artiste. Et toute une petite équipe, celle qui veille au Forum, celle qui accompagne Tania à l'Ecole des Beaux-arts de Paris... On refait ici la chaîne, sinon le match, pour montrer ce, celles et ceux que l'histoire implique.
Les noms sont là, aussi, de celles et ceux qui ont répondu à la demande de Tania Bruguera et ses comparses temporaires et dont témoignent ces nombreuses lettres, exposées l'une à côté de l'autre, toujours au sous-sol du Centre. Certains messages sont enthousiastes: vas-z-y. D'autres plus réfléchis sur ce qu'engage le fait que leurs travaux achetés par l'institution soient reproduits en nombre et pour un prix minimal. Certains, comme celui de Thomas Hirschhorn, sont magnifiques. Et puis les autres, ceux qui n'ont pas dit oui, sont aussi présents, leurs identités sont toutefois rendues invisibles.
Outre le plaisir de récupérer ces oeuvres pour son usage (comme une façon de libérer la valeur d'usage), le mouvement des images ainsi opéré, qui défait toute reprise autographique du statut allographique de tels travaux, interroge, au delà de la logique qui sous-tend les expositions actuelles de biens artistiques, quelque chose de bien plus prosaïque:  cette équivalence soudain tendue avec la vie quotidienne de nos écrans, où chaque jour, sinon chaque heure, nous voyons quelque chose, un film, un clip, une séquence formées d'images de seconde, troisième, nième génération...Brava Tania.
RENCONTRE  avec TANIA BRUGUERA DIMANCHE 12 SEPTEMBRE à 17h00 FORUM -
TANIA BRUGUERA IP DÉTOURNEMENT VOIR / REVOIR 2 8-13 SEPTEMBRE, 11H-21H, FORUM -1

Allora & Caldzadilla au Pavillon Etats-Uniens de la Biennale

Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla
A Man Screaning is not a Dancing Bear
2008
  @Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla
LBV est ravie... Et le duo expose actuellement à la Galerie Chantal Crousel, Paris.

Wednesday, September 08, 2010

Jean-Louis Maubant (1943-2010)

Fondateur du Nouveau Musée/Institut d'art contemporain à Villeurbanne, dont il fut directeur de 1978 à 2006, Jean Louis Maubant est mort dimanche 5 septembre à l'âge de 67 ans.  Grâce à lui, on connaissait bien --et on y revenait-- la  rue du Docteur-Dolard à Villeurbanne, siège, au n°11, d'une école que Maubant avait investie dès 1978 pour y créer un Nouveau Musée, qui portait, effectivement bien son nom si l'on songe que ce lieu, un non-musée d'ailleurs puisqu'au départ sans collection, fut d'emblée dévolu, notamment aux artistes de sa génération, minimaux et conceptuels.
Daniel Buren  a plusieurs fois investi les lieux, ainsi que Lawrence Weiner ou Claude Rutault mais aussi  Giulio Paolini, Alighiero e Boetti, Luciano Fabro, Mario Merz, Michael Asher, Barbara Kruger, Jeff Wall, Martha Rosler, On Kawara, la collection Stein d'arte povera ou celles des Billarant, de MJS...Sa programmation, dédiée à l'esprit (et l'art) critique des artistes, fut sans doute en France l'une des premières à ressembler à celles des Kunsthalle Allemandes et Suisses avec ce trait particulier, qui est qu'elle ne s'est pas opérée à Paris, même pas à Lyon mais à côté. C'est aussi l'engagement (bénévole) de personnalités, comme on dit, de la société civile qui a caractérisé le fonctionnement du Nouveau Musée.
Ce fut une décentralisation institutionnelle dont les centres d’art de l'après 1981 se sont largement inspirés (le Nouveau Musée devint quant à lui centre international d'art en 1984, comme le Consortium, le CCC, etc.). Maubant avait également brièvement instauré, depuis Villeurbanne, une maison d'édition (Buchloh, Poinsot y publièrent leurs essais) puis un réseau de distribution de livres sur l'art contemporain, comme aussi des séries de colloques et séminaires . Puis ce fut l'aventure, non sans vicissitudes, de l’Institut d’art contemporain,  regroupant le centre d’art, un important centre de documentation et le Frac Rhône-Alpes (lié au Nouveau Musée depuis 1993)..
D’origine havraise, Jean-Louis Maubant avait fait toute sa carrière à Lyon. Journaliste, artiste et pionnier de la création contemporaine, il avait aussi dirigé l’Elac à Perrache. Il avait quitté l’IAC en 2008. Nathalie Ergino est, en 2006, devenue directrice et elle ouvre prochainement les portes de son institution à une exposition qui devrait surprendre, celle de Jean-Charles Massera.


Tuesday, September 07, 2010

Vera Molnar, le carré s'amuse.


Vera Molnar, Dix rectangles, 2009. Toutes photos Aurélien Mole. 



Au dessus, Un carré rouge se déplace, 2007. Dessous, Carrés concentriques rouges, 2010
"Pour mes 86 ans", titre d'une énigme visuelle : trois cercles, deux l'un sur l'autre, et le troisième au dessus duquel est placée une barre diagonale--  ne l'est d'ailleurs plus, une fois qu'on a lu cet intitulé.  N'empêche!  Vera Molnar prend avec cette exposition un sacré coup de jeune. Elle inaugure d'abord une toute nouvelle galerie parisienne (*). Mais il n'y a pas que ça, bien sûr : il y a, dans chacune de ses tableaux peints à l'acrylique sur toile, un souffle d'ironie, un léger décollement, un doute fin comme une feuille de papier qui positionne l'artiste dans les débats plus actuels qu'actuels sur la peinture. 
Regardez par exemple, Dix rectangles, 2009: un tableau composé de trois carrés-sic!-côte à côte, où la solidarité manifestée dans le premier carré, entre le support, la surface et ce qui s'y dessine (une série de bandes noires et des lignes parallèles blanches qui les séparent) est peu à peu défaite dans les deux carrés d'à côté. Les bandes noires et lignes blanches, semblent alors se soulever, dévier de leur support, tourner légèrement autour d'un axe et, finalement, pour le troisième carré, formuler comme un store qui ne tomberait pas droit et laisserait passer inégalement la lumière, blanche du plan du tableau. L'abstraction devient un corps, un filtre, un rapport d'ombre et de lumière.
Méandre en 10 étapes, 2007

Pourtant, Vera Molnar dit toujours ce qui se passe dans ses tableaux, qu'il s'agisse de ses 86 ans ou de ses carrés qui se promènent, qui méandrent en 10 étapes,  qui se déplacent... 
Au dessus: 9 quasi carrés, 2010 ; en dessous : Carrés coupés en deux, 2010.
... Qu'ils soient quasi (carrés) ou (carrés) découpés. Dans cette deuxième image, Carrés coupés en deux, 2010  comme dans les Dix rectangles, l'effet de la découpe, inégale en largeur selon qu'on se trouve sur le bord ou à l'intérieur,  produit l'effet d'un rai lumineux, tandis que les deux formes rouges se déplacent légèrement sur leur axe; ce qui fait que les carrés, effectivement, semblent coupés en deux non seulement dans leur périmètre, mais également dans leur épaisseur, celle qui colle et qui décolle (ou qui déconne) au plan du tableau.
Il faut dire que Molnar est relativement jeune au plan de la monstration individuelle et du commerce de l'art. En effet, sa carrière d'artiste débuta dès ses études d'art en Hongrie, puis à Paris où elle débarqua en 1947, avec une bourse. Elle participa en 61 à la création du G.R.A.V. (groupe de recherches d'art visuel) avec son mari mathématicien François Molnar, Morellet et Le Parc: elle y était la seule femme et fut sans doute celle qui refusa le plus tardivement d'entrer dans le marché, de considérer son travail, expérimental, comme muni d'un auteur, fût-ce une auteure (cf l'entretien que nous menâmes avec elle dans Femmes/artistes, artistes/femmes, Paris de 1880 à nos jours).
Du coup, son exposition prend indirectement part au débat germano-américain qui a commencé à peu près l'an dernier (réactivant d'ailleurs le texte d'Yve-Alain Bois, vingt ans plus tôt, dans le catalogue Endgame, à propos du travail de deuil de la peinture), sur une peinture qui,  comme l'a exposé David Joselit dans October, se retrouve "hors d'elle même";  et sur des pratiques picturales ouvrant sur d'autres systèmes de signes et de représentations, y compris sociales. D'où la virulence des engueulades quant à l'inscription ou non de ces artistes dans le marché de l'art. Vera Molnar a, ainsi, bien des choses à offrir sur des questions qu'elle a déjà affrontées, avec élégance.
Galerie Torri, 7, rue Saint Claude, 75003 Paris. www.galerietorri.com jusqu'au 23 octobre.

Manif. du 7 septembre.

Monday, September 06, 2010

Privé de visa, Peter Stein refuse de mettre en scène Boris Godounov au Met

Le New York Times a mené l'enquête (http://www.nytimes.com/2010/09/04/arts/music/04stein.html).
Les "raisons personnelles" invoquées par le célèbre metteur en scène Berlinois Peter Stein pour résilier, en juillet, sa mise en scène du Boris Godounov de Moussorgsky au Metropolitan Opera, tenaient à sa prise de bec avec l'officier du consulat américain dans la capitale allemande. Âgé de 72 ans, Stein s'était tapé des heures d'attente dans une pièce surchauffée avec 50 autres impétrants, avant que l'officier consulaire à Berlin lui demande "pourquoi vous ne souriez pas?", ce à quoi Peter Stein avait répondu :"...parce que je viens de passer deux heures et demi debout et je ne suis pas tout jeune"- "dans ce cas, avait rétorqué le premier, vous n'avez pas de visa". Peter Stein s'est dit humilié et offensé et confie également qu'il s'est plaint au directeur général du Met, Peter Gelb, qui l'a envoyé aux pelotes. Dans ce cas, pas de Boris!


Alina Szapocznikow et le Rêve américain.

A la galerie BROADWAY 1602 est inaugurée le 11 sept. une exposition d'oeuvres d'Alina Szapocznikow ; exposition qui, selon la directrice de cet espace, la critique Anke Kempkes (à qui LBV emprunte ici son texte de présentation), pourrait être qualifiée de "tournant conceptuel" dans la pratique de cette artiste (1926, Kalisz (Pologne)-1973,  Praz-Coutant (FR)). De la sculpture en polyester à la dématerialisation : la démonstration s'opère ici par l'ensemble intitulé My American Dream (1970/1). Il se présente sous forme de matériaux de recherches, archives, lettres,  textes ; quoique préparatoire à une sculpture en marbre de Rolls-Royce au double de son échelle réelle, un projet non réalisé, il existe en tant que documentation. Alina Sz l'avait proposée à Szeemann pour la Documenta 5 de 1972 mais reçut la réponse qu'il fallait qu'elle se trouve personnellement un financement en raison de la crise financière, du fait de la la crise du pétrole. Du coup, le projet est devenu un fantasme, qu'Alina Sz, répondant à la demande de Pierre Restany pour l'exposition “Art Concepts from Europe” à la Bonino Gallery de New York,  exprima par un souhait. Si se présentait un un tel snob pour acheter une Rolls comme celle-là, alors, les fêtes glamoureuses qu'il y lancerait combleraient son rêve américain. L'oeuvre serait complète.
http://www.broadway1602.com/home.html
BROADWAY 1602, 1181 Broadway, Floor 3 (between 28 and 29 Street). New York.

 

L'opération pilonnage des Cahiers du MNAM évitée.

L'avis de mise au pilon des Cahiers du MNAM, entre l'année 1991 et 2007 a entraîné de nombreuses réactions (cf. aussi sur LBV) et suscité un rendez-vous entre la direction des éditions et le rédacteur en chef de la revue, Jean-Pierre Criqui. Le directeur a indiqué qu'il était "tout à fait prêt à laisser ces ouvrages disponibles à la vente à la condition de travailler à la nécessaire adaptation de nos stocks à nos besoins. Nous pourrons continuer ainsi à honorer les commandes sur d’anciens numéros et à faire la promotion de la revue."



Sunday, September 05, 2010

L'exposition Act Up (à) New York.



ACT UP NEW YORK: ACTIVISM, ART, AND THE AIDS CRISIS 1987 - 1993

ACT UP ORAL HISTORY PROJECT

fierce pussy


at
WHITE COLUMNS 
OPENING RECEPTION: WEDNESDAY SEPTEMBER 8 / 6PM - 8PMSEPTEMBER 9 - OCTOBER 23, 2010
TUESDAY - SATURDAY / NOON - 6PM


302 WEST 13TH STREET
(ENTER ON HORATIO STREET)
NEW YORK, NY 10014
WWW.WHITECOLUMNS.ORG


White Columns is proud to present ACT UP New York: Activism, Art, and the AIDS Crisis, 1987–1993; a multi-faceted exhibition incorporating the ACT UP ORAL HISTORY PROJECT; and a new installation by fierce pussy.

Curated by Helen Molesworth and Claire Grace and organized by the Carpenter Center for the Visual Arts and the Harvard Art Museums ACT UP New York: Activism, Art, and the AIDS Crisis, 1987–1993 was originally presented in fall 2009 at the Carpenter Center for the Visual Arts at Harvard University. In the introduction to that presentation Molesworth and Grace outlined the exhibition’s remit:

“The AIDS Coalition to Unleash Power (ACT UP) was pivotal for AIDS activism in New York City in the late 1980s. Tracing the history of the movement, this exhibition examines the printed graphics and other visual media created by artist collectives that populated it, including Gran Fury, Silence = Death Project, Gang, DIVA TV, and fierce pussy. The exhibition also premieres the ACT UP Oral History Project, a suite of over 100 video interviews with surviving members of ACT UP New York that offer a portal to a decisive moment in the history of the gay-rights movement, twentieth-century visual art, our nation’s discussion of universal healthcare, and the continuing HIV/AIDS epidemic.”
Molesworth and Grace address the climate and context for ACT UP whose: “… demonstrations in the late 1980s and early 1990s reflected the group’s outrage against a governing establishment that ignored HIV/AIDS as a national health crisis; that failed to secure funding for medical research, treatment, and education; that profited from inflated costs for therapeutic drugs; and that perpetuated homophobic misrepresentations of HIV and AIDS.”
Molesworth and Grace portray the exhibition as an opportunity “… to reinvigorate a debate around the realities of HIV/AIDS today, and about the links between visual art, political activism, health, and human rights.” White Columns, like many other New York-based cultural organizations during this period was an active partner with ACT UP and other activist groups of that era, and we hope that the re-presentation of ACT UP New York: Activism, Art, and the AIDS Crisis, 1987–1993 at White Columns will offer an occasion to consider the ongoing role alternative arts organizations continue to play in defining the cultural politics of their time.

Thursday, September 02, 2010

La recherche pilonnée. Où ça? A Beaubourg.

Vous êtes auteur/e dans les Cahiers du Musée National d'art Moderne
Alors vous avez probablement reçu, en cette semaine de rentrée, votre première lettre recommandée émanant de la direction des éditions du Centre Pompon. Cette lettre vous a avisé de la mise au pilon, en octobre, de tous les exemplaires des numéros 37 à 99 de cette revue.
Les Cahiers : il s'agit d'une revue de référence internationale, sans équivalent dans le domaine francophone, qui a été inventée par le musée en 1979, afin de représenter sa face "recherche", concernant la théorie et l'histoire de l'art moderne et contemporain. Gérard Régnier son premier rédacteur en chef, avait insisté d'emblée sur la nécessité d'une « revue à caractère scientifique, d’un niveau élevé », ce qui impliquait -ça se devinait tout de suite -« une diffusion nécessairement faible mais internationale ». Pas de rentabilité : c'était l'effort à faire pour soutenir la publication d'inédits comme de traductions de grands textes d'histoire de l'art...
Après Gérard Régnier, ce sont Yves Michaud, Daniel Soutif, Jean-Pierre Criqui, qui en ont successivement été les rédacteurs en chefs (Criqui l'est d'ailleurs encore). Des auteur/e/s aussi prestigieux que Rosalind Krauss, Yve-Alain Bois, Hubert Damisch, Hal Foster, Georges Didi-Huberman... Jean-Claude Lebensztejn...W.J.T Mitchell, Hans Belting....y ont participé maintes fois (on imagine leur tête lorsqu'il vont recevoir la lettre recommandée qui leur dit, en d'autres termes qu'ils ne sont pas assez vendeurs!!!). Et d'autres, moins prestigieux mais tout aussi sinon plus chercheuses et chercheurs, ont pu, grâce aux Cahiers, (enfin) publier dans le champ de l'histoire de l'art contemporain;  et publier bien, c'est à dire des textes véritablements édités. Par ailleurs, depuis Criqui, nombre d'artistes, ont de même publié dans les Cahiers, des oeuvres in situ.
Mais las! Toute l'histoire de cette revue, depuis l'automne 1991 jusqu'au printemps 2007 va donc disparaître. Et c'est même pire car les 36 premières livraisons ont déjà été mises au pilon il y a quelque vingt ans. Ce qui veut dire bientôt que le fonds de commerce des Cahiers du Mnam sera réduit aux derniers trois ans, soient 10% de leur histoire. Et tout ça pour quoi? Parce que les stocks prennent trop de place? Ou est-ce la mémoire qui prend, aussi, trop de place dans un Centre qui ne lasse pas de piétiner son histoire.
Un, la Bibliothèque Kandinsky en proie aux restrictions budgétaires; deux, les Cahiers du MNAM pilonnés. Ce sont de bien mauvais augures pour pour l'espace et le temps de la recherche, pour l'histoire de celle-ci, et pour l'art, une fois de plus.

Wednesday, September 01, 2010

Beurk la radio.

Il ne devait plus y avoir de comique à 7h55 sur France-Inter, disait la direction de la radio publique,  empourprée, en virant Didier Porte et Stéphane Guillon. Mais la mémoire en Sarkozie ne dure jamais plus de deux mois: voici, qui les remplacent (à 8h55, énauauaurme changement), Raphaël Mezrahi et Gérald Dahan, plus un ancien, qui reste, le traître, François Morel. Dahan, apprend-on très vite, fut le chauffeur de salles de la campagne présidentielle sarkozyenne (rappelle Le Monde). D'ailleurs, il n'est pas drôle. La direction avait raison : ce n'est plus comique mais tragique sur France-Inter, sur les ondes desquelles (notera le Canard Enchaîné, qui a écouté la radio), Gerald Dahan s'est fait porter pâle dès son premier jour. Et pas de Mezrahi en seconde semaine! Un concombre masqué aurait-il disposé certaine poudre à gratter auprès des vaillants animateurs bombardés humoristes de radio présidentielle?
La valse est encore tragique, quand on pense au licenciement brutal de Florent Chatain, présentateur de la tranche d'été du 5/7 de France Inter, à peine la tranche d'été en question terminée et alors même qu'il avait fait part à la direction de graves soucis financiers. 
France-Inter, où l'on apprend, par ailleurs (Le Canard Enchaîné) que la nouvelle journaliste chargée de la revue de presse internationale du vendredi matin, Gyonne de Montjou, est l'ancienne chargée de presse du cabinet d’Alain Joyandet, ex-ministre de la Coopération, qui a démissionné à la suite de révélations quant à son train de vie.
Cap sur 93.5 (Paris) : les deux premiers invités de l'émission concurrente du matin de France-Culture ont été Jean-Pierre Raffarin puis deux spécialistes de l'église catholique, presque considérés comme des résistants.. en tout cas aux coupes brutales de parole par Marc Voinchet, qui ne lasse pas de s'écouter parler.  
Quant à la nouvelle émission sur Europe 1 de Demorand, ex de France-Inter,  qui a emporté Olivier Duhamel (que remplace --sur France Cul--... Philippe Meyer, ex.candidat Modem à Paris!) dans ses bagages, elle est mal barrée. La liste des collaborateurs : Philippe Manière (de l'auto-proclamé Institut Montaigne et qu'on a vu partout à la télé), Claude Askolovitch (économiste maison), Luc Ferry, et David Abiker, sans compter la touche d'humour de Laurent Baffie est tout simplement consternante et, ça ne vous aura pas échappé, constamment masculine.
Repatatras: comme à France Culture le matin, l'émission sur Europe 1 de Demorand a désormais recours à une équipe volante de collaboratrices, chroniqueuses d'un jour mais pas de tous les jours.
POST SCRIPTUM (15 SEPTEMBRE)
L'humoriste Raphaël Mezrahi aura tenu une dizaine de jours avant d'être retiré de l'antenne de France Inter.