Monday, November 01, 2010

Helen Escobedo, artiste et curatrice mexicaine (1934-2010)

Comme le signalent le site d'artforum et, beaucoup plus complet, celui du Guardian, Helen Escobedo, d'origine mexicaine et britannique et qui se forma à la fois au Mexique et en Angleterre, était une forte personnalité.
Après avoir utilisé le bronze, sous l'égide de son admiration pour Giacometti, la sculptrice avait adopté des matériaux comme la fibre de verre et le PVC et manifesté, dès la fin des années 1960, un intérêt pour l'installation in-situ; ainsi sa Porte du Vent, une structure de 17 mètres de haut alternant des bandes de couleur pour le village des jeux olympiques de 1968 à Mexico City; Signals (1971) une installation de formes en échelle bougeant avec le vent, sur le port d'Auckland; ou encore Coatl (1980), à l'université nationale autonome de Mexico (UNAM), faite de poutrelles d'acier peintes en rouges oranges et jaunes.
Entre 1961 et 1978, Helen Escobedo fut la directrice du musée et galeries d'expositions de l'UNAM et elle fut aussi, par intermittences la directrice du musée d'art moderne à Mexico. Tout en se plaignant de l'intrusion de la bureaucratie ou du marché, elle accentua particulièrement l'aspect éducatif de l'institution.
Son anti-américanisme lui inspira plusieurs oeuvres. En 1991 à l'époque de la guerre du Golfe, elle suspendit des centaines de pantalons tachés de sang à l'UNAM et plus tard elle porta une flotille de noix de coco armés de barbelés (représentant les immigrants mexicains) sur plage de Tijuana, à la frontière US.
Son livre Mexican Monuments: Strange Encounters (1989) realisé en collaboration avec le photographe Paolo Gori, fait voisiner les statues des héros et les fabrications utilitaires, par exemple un monument aux égoûts, construisant une filiation avec les artistes mexicains d'aujourd'hui, sur le fil du déchet et du réemploi.

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