FONDATION MAISON DES SCIENCES DE L’HOMME
SOMETHING YOU SHOULD KNOW: ARTISTES ET PRODUCTEURS AUJOURD'HUI
Patricia Falguières, Elisabeth Lebovici, Hans-Ulrich Obrist et Natasa Petresin-Bachelez
Mercredi 20 Octobre à 19H
ABRAHAM CRUZVILLEGAS
De 19H à 21H, À LA MSH, 16 – 18 RUE SUGER, 75006
(métro Odéon ou Saint – Michel)
Né en 1968, Abraham Cruzvillegas, artiste et écrivain, a étudié l'art et la philosophie à l'Université Nationale Autonome de Mexico (UNAM), où il a ultérieurement enseigné. Alors qu'il était étudiant de Gabriel Orozco, il a participé à cette nouvelle vague de pratiques conceptuelles, qui émergea à la fin des années 1980 et début des années 1990 dans la ville de Mexico City. Depuis, il est devenu l'un des éléments permanents de la scène conceptuelle locale et mondialisée, comme on a pu le constater à la Biennale de La Havane en 1994, à la 25é Biennale de São Paulo en 2002, à la Biennale de Venise 2003, lors de l''exposition "Unmonumental" du New Museum of Contemporary Art (2007), ou au Centre for Contemporary Arts (CCA) de Glasgow en 2008 (cf.http://www.frieze.com/issue/review/abraham_cruzvillegas/). Il a également ouvert en 2010 "La Galeria de Comercio" à Mexico City, un carrefour (très littéralement) de libre intervention artistique.
"Les installations tentaculaires d’Abraham Cruzvillegas sont élaborées à partir d’une profusion d’objets du quotidien ou artisanaux collectés par l’artiste. L’assemblage d’objets aussi disparates surprennent. Mais c’est surtout leur présentation complexe qui nous interroge, les sensations d’instabilité, de flottement voire de vertige sont toujours présentes et perceptibles au premier regard. C’est pourquoi, dans l’espace contrôlé et mesuré des musées, les œuvres d’Abraham Cruzvillegas dégagent toujours un sentiment d’étrangeté."- Ainsi présentait-on l'artiste à l'Atelier
Calder, dont il a été résident en 2005.
Explorant ce qu'il appelle Autoconstrucción (“auto-construction”), Abraham Cruzvillegas s'est inspiré des expériences de son enfance à Ajusco, au Sud de Mexico City, où ses parents comme d'autres migrants ont occupé des lieux réputés inhabitables, chaotiques, qui n'ont cessé et ne cessent de se
transformer. D'où le bricolage improvisé de certaines de ses sculptures (il peut tout aussi bien s'agir de sons ou de film) utilisant des matériaux trouvés tels la laine, des déjections d'animaux, des éléments de mobilier jetés et récupérés, du carton, ses propres cheveux, etc. pour construire des assemblages improbables, inspirés par le chantier permanent de la maison familiale; un lieu où, comme il le dit, "l'efficacité capitaliste ne s'est pas révélée la meilleure stratégie pour les productions culturelles. Comme beaucoup de fabrications spontanées dans le monde, ma maison montre l'évidence d'une profonde disparité sociale dans la distribution des richesses, mais également l'ingénuité et la sagesse qui proviennent de besoins spécifiques". Ces assemblages sculpturaux dérivent aussi dans des
travaux musicaux ou filmiques, par exemple Autoconstrucción: The Film, présenté à REDCAT (Los Angeles) et produit sur le mode de la coopérative militante. Cruzvillegas a tourné, avec des non-professionels, un récit utilisant les vieilles routines du cinéma porno pour construire une histoire
non linéaire, cassant la chronologie pour construire un " portrait abstrait".
Cruzvillegas, qui a vécu trois ans en France, a été artiste en résidence à l’atelier Calder en 2006. Il est invité pour 2010 – 2011 par la DAAD, Berlin.
La galerie Chantal Crousel présente son travail du 23 octobre au 20 novembre
prochains.
Abraham Cruzvillegas est aussi un auteur prolifique, il a publié :
Abraham Cruzvillegas. Autoconstruction: the book. Published by Redcat, 2009 (qui contient la correspondance en forme de « cadavre exquis » entre Cruzvillegas et le légendaire artiste, écrivain et activiste Jimmie Durham),
Abraham Cruzvillegas. Altadis Prize. Actes Sud/ Altadis, France, 2007,
Round de Sombra, Abraham Cruzvillegas. CONACULTA, Mexico, 2005,
The Joy of Energy. XXV Bienal De Sao Paulo, Brazil. Brochure, 2002,
The Polytechnical Artist or the Donkey that played the Flute. El Final Del Eclipse. Madrid, Granada, Badajoz, Spain, 2001,
Tratado de Libre Comer. Moi Et Ma Circonstance. Musée des beaux-arts. Montréal, Canada, 2000,
La Ruta De La Enemistad. Abraham Cruzvillegas, Ediciones Casper. Mexico, 1999.
Something you should know
Quelques mercredis par mois, de 19H à 21H, À LA MSH, 16 – 18 RUE SUGER,
75006 (métro Odéon ou Saint – Michel)
entrée libre dans la limite des places disponibles.
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Le séminaire "Something you should know: Artistes et producteurs aujourd'hui"
est soutenu par la fondation FABA.
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