Friday, October 15, 2010

Jill Johnston (1929-2010)

"Marmalade me"- tel était le titre du premier livre de la célèbre critique "danse" du Village Voice, Jill Johnston, morte le 18 septembre dernier, ce qui nous avait échappé.
Johnston, entrée au Voice alors que le journal avait 4 ans, connaissait la musique (cf son autobio sur son site web http://jilljohnston.com/)  "ma carrière comme écrivaine commença du côté du domaine marginalisé de la danse. A cause, ou peut-être grâce à sa place tout au bas de l'échelle culturelle, j'ai eu l'ambition d'y exceller et de me l'approprier. J'avais vingt ans et quelques et c'étaient les années 1950, un temps où un changement radical dans la tradition de la danse moderne américaine était en chemin." Elle connaissait en effet sa Judson Danse sur le bout des doigts lorsqu'elle eut à en rendre compte vers 1962. Elle étendit alors son champ critique vers la peinture et la sculpture. Puis, "éveillée à sa vie dans les années 1960"--elle fit alors son coming-out,  elle a voulu inclure sa vie, et avec elle, des "assemblages de phrases "trouvées" dévorant l'espace m'étant alloué pour les comptes rendus de travaux d'artistes et de chorégraphes (...). J'étais devenue chroniqueuse de ma vie (...) et le temps passant et mes sujets s'étendant jusqu'aux politiques féministes et à l'activisme des 60-70's, (mon) style extrême d'écriture est devenu un problème.
Lesbian Nation: the feminist solution  fut publié en 1973, avec cette entrée en matière : "until all women are lesbians, there will be no true political revolution.”
Elle a aussi écrit un livre sur Niki de Saint Phalle, mais son ouvrage le plus controversé fut sans doute celui sur Jasper Johns: Privileged Information” (1996),  un voyage dans la "vie secrète" de cet artiste où elle en profitait pour l'outer en même temps qu'elle décrivait son jeu de cache cache plastique avec sa vie privée.

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