William E.Jones est même temps chez Raffaela Cortese à Milan, chez Printed Matter, à New York et dans la programmation ciné du BAL par Nicole Brenez et Pascale Cassagnau-- et là, pour une oeuvre d' 1'44.
Comme écrivait Bruce Hainley dans artforum : "William E. Jones’s métier is homosexuality; his vernaculars, gay pornography and experimental documentary film; his landscapes, Southern California (where he lives and works) and suburban Ohio (where he was raised)".
Ce remixeur d'images (www.williamejones.com/) né en Ohio et vivant à L.A., rencontré à Oberhausen, a commencé par scruter son enfance dans Massilion (1991), le nom de sa ville natale, et suivi son trajet jusqu'à la Californie du Sud (il étudia à CalArts), en mêlant des vues urbaines à des souvenirs intimes et à l'énumération des lois sur la sodomie en vigueur. Il a ensuite travaillé sur (sic!) l'icone porno gay Alan Lambert, qui se suicida à 25 ans, puis sur la popularité de Morrissey (qui vient encore de se distinguer, soit dit entre parenthèses, par son discours anti-Islam) auprès des Latinos.
Lorsque Larry Flint lui donna à gérer le fonds gay de son empire ciné-pornographique, William E.Jones tira des deux côtés de la couverture à la fois, éditant pour son patron des compilations de bandes et récupérant à son profit artistique un fonds inestimable et inépuisable d'images, dont la première manifestation a été The Fall of Communism as Seen in Gay Pornography (1998), montrant comment le capitalisme nouveau dans les pays anciennement communistes a marqué les corps des acteurs.
Foucaldien en diable, William E. Jones.
A la Biennale du Whitney, en 2008, Tearoom présenta la configuration particulière des gestes et positions des hommes anonymes, filmés, dès 1962, par une caméra de surveillance installée par la police dans les toilettes publiques de Mansfield Ohio, à des fins de chasse et de casse d'homosexuels. L'installation de William E.Jones a été complétée par un livre (Tearoom, 2nd Cannon Publications, Los Angeles 2009)
William E.Jones a récemment publié Killed : Rejected Images of the Farm Security Administration: soient les images "tuées" par Roy Striker le directeur de la Farm Security Administration, cette fameuse banque d'images durant la grande dépression économique américaine. Il poinçonnait les images rejetées, commandées et non détruites. Au BAL,"le film Killed est une boucle rapide organisée autour du trou létal et qui permet d’apercevoir certaines des photographies rejetées de Walker Evans, Theodor Jung, John Vachon etc. (N. B.)"...
PS: un commentaire nous signale que William E.Jones était également présenté, une quatrième fois, dans l'actualité (cf. commentaire ci-joint)
PS: un commentaire nous signale que William E.Jones était également présenté, une quatrième fois, dans l'actualité (cf. commentaire ci-joint)


2 commentaires:
William E. Jones 4 X… "Tearoom" et "The Fall of Communism as Seen in Gay Pornography" ont été programmé dans le cadre de la Carte blanche à Lionel Soukaz à l'Étrange Festival à Paris le 10 septembre 2010.
et pourtant soukaz c'est la même génération chiante laide et naZe à fuir que lbv, alors on s'étonne...
AHAHAHAH!
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