Tuesday, July 13, 2010

Les deux commissaires Russes du Musée Sakharov jugés coupables pour leur exposition.

Yuri Samodurov et Andrei Yerofeyev ont été jugés coupables d'incitation à la haine religieuse et ethnique ainsi que de blasphème, pour avoir exposé certaines oeuvres au musée Sakharov en 2007. Ils n'ont toutefois pas été condamnés à des peines de prison. Le procès avait commencé il y a deux ans avec une amende de 200 000 roubles pour Yuri Samodurov, 58 ans, l'ancien directeur du musée Sakharov et de 150 000 roubles pour Andrei Yerofeyev, 54 ans, commissaire invité pour l'exposition "Forbidden Art-2006", qui montrait des oeuvres interdites dans les musées Russes;  notamment une image de Jesus insérée dans le jambage doré de McDonald's, la Vierge avec du caviar à la place de visagen  un Christ avec une tête de Mickey et enfin une femme voilée nommée "Marilyn Tchétchène", avec son voile se soulevant comme naguère les jupes de l'actrice. 
Dans la salle du procès, s'étaient rassemblés des militants fondamentalistes orthodoxes, munies de crois marquées "l'Orthodoxie ou la mort", mais également des associations de défense des droits humains, ainsi le collectif anti-gouvernemental Voina (guerre), qui avait lâché des cafards à l'audience,
Les deux curators ont dénoncé un procès politique « contraire à la justice démocratique », a déclaré Erofeev et qui, pour Samadourov,  traduit une volonté de l’Eglise orthodoxe russe et du gouvernement de resserrer leur contrôle sur la société. Leurs défenseurs craignent un retour en force de la censure en art, entrainant le pays dans une « situation classique d’un parti fasciste hostile à la culture contemporaine » (http://www.nytimes.com/2010/07/13/arts/design/13curators.html?_r=2&ref=design) La juge Aleksandrova a passé deux heures à lire et commenter les charges retenues contre les accusés, avant de faire savoir que la conduite des deux hommes, quoique criminelle, n'encourait pas de peines de prison: une mesure, dont Yerofeyev croit savoir qu'elle est venue du Kremlin, par peur de ternir l'image de la Russie- précisément au moment où l'art Russe, sinon "l'année Russe" est en pleine exportation. 

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