Susanne Linke dans Kaikou-Yin (2008) (Transmigration) et dans Im Bade wannen (1980)
Cinq solos chorégraphiés entre 1978 et 2008 par Susanne Linke, avec elle pour deux d'entre eux, les trois autres étant interprétés par Armelle van Eecloo, Mareike Franz et Urs Dietrich (et on pourrait dire aussi dans ce dernier cas par Pablo Casals, qui rythme de ses commentaires son interprétation de Fauré), sont actuellement présentés aux Abesses. L'ignorante qu'est LBV est repartie larmes aux yeux, sidérée, comme Catherine, par l'utilisation que fait Linke d'énormes clichés musicaux tels La Jeune fille et la Mort de Schubert ou l'Adagietto de la 5è de Malher, qui font en quelque sorte, reddition à la danse.
LBV n'avait pas jusqu'alors saisi combien Susanne Linke, 66 ans, est un jalon important dans l'histoire de la danse. Linke fut l'une des dernières élèves de Mary Wigman et fut très impressionnée par Dore Hoyer, avant de rejoindre Pina Bausch et Reinhild Hoffmann, alors étudiantes à l'école Folkwang d'Essen, dont elle dirigea la compagnie entre 73 et 79, puis partit pour New York. Son histoire personnelle --qui lui rendit difficile l'usage de la parole lorsqu'elle était enfant-- permet-elle de mieux comprendre son chemin parallèle, c'est à dire séparé du Tanztheater, pour trouver son langage ? En tout cas, le travail de Susanne Linke poursuit ou plutôt réactualise ou recrée une tradition moderne(iste?) avec une technicité implacable poussée jusqu'au maniement des cheveux (féminins ou masculins, peu importe, ils sont très longs).
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1 commentaires:
Votre commentaire m'a donné envie de me rendre à ces 5 solos. J'y suis allé hier soir accompagné et ce fut magnifique. Merci pour cette découverte.
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