Saturday, January 31, 2009

LBGT (Prime) news in Iceland ( Islande)

From http://www.pinknews.co.uk/news/articles/2005-10959.html

Il n'y a pas que l'entrée dans l'Euro et la tourmente financière, suite à l'effondrement des banques islandaises, qui fassent l'actualité de l'Islande.

Johanna Sigurðardóttir, qui provient de la coalition de gauche arrivant au pouvoir après dix-huit années de conservateurs, est sur le point de se faire nommer Premier ministre par interim. Cette ancienne hotesse de l'air, qui fut parlementaire puis ministre des affaires sociales de 1987 à 1994 et à nouveau depuis 2007, caracole dans les sondages avec une cote de popularité de 73%. Et si elle est confirmée, ce samedi 31 janvier, en tant que chef du gouvernement, alors Johanna Sigurðardóttir sera la première personne ouvertement lesbienne à occuper ce poste. Pas en Islande. Dans le monde

Sigurðardóttir, 66 ans est mariée avec Jónína Leósdóttir, 54 ans, auteure de théâtre et journaliste; elles ont élevé trois enfants, aujourd'hui adultes ( http://www.althingi.is/johanna/)

Friday, January 30, 2009

Le Rose Art museum, un musée qui (la) ferme.


Tiger by the Tail














(Ill : Fin 2007, avait eu lieu au Rose art museum l'exposition Tiger by the Tail, videos d' artistes femmes d'Inde)


L'Université de Brandeis (près de Boston, Nouvelle Angleterre, USA) a décidé de fermer son musée, le Rose Art Museum et de vendre l'intégralité de sa collection ( 8 000 pièces, beaucoup d'art américain des 1960's et 1970's. et plus récemment Matthew Barney, Goldin, Annette Lemieux, Anri Sala, Kiki Smith, Jackie Winsor...). Pourquoi? Pour rien, juste afin de reverser la somme perçue à son budget de fonctionnement propre. Panique générale. L' association des historiens d'art américains CCA proteste vigoureusement : " Les oeuvres de la collection d'un musée (même privé, comme les musées américains ndlr) sont reconnues comme bien public et l'argent des ventes ne saurait servir qu'à en acheter d'autres. Au lieu de cela, percevoir une collection entière comme un bien financier jetable et la démanteler pour couvrir d'autres postes de dépenses du budget de l'université est un fait profondément alarmant pour toutes les universités disposant d'une collection et tous les musées universitaires (nombreux aux USA, cf les musées d'Harvard, Berkeley, etc.)". On devrait dire : pour tous les musées et les universités.
C'est un cas de figure intéressant : voilà un musée, draguant autour de lui une communauté universitaire, des étudiantEs et enseignantEs en histoire de l'art, des artistes, des conservateurs/trices, des employéEs à la restauration et la conservation des oeuvres, comme tout un public hors-campus, bien sûr, qui est foutu à la poubelle, corps et biens. Cette noyade, juste pour récupérer l'oseille et l'intégrer au budget de fonctionnement de l'institution qui abrite le musée. C'est d'autant moins justifié, paraît il, que ni le musée, ni l'université en question ne sont au bord du gouffre financier. La culture muséale est donc, ici on le voit, véritablement entrée dans le cadre industriel puisqu'on peut décider sa "liquidation" sous prétexte d'une crise.
En ce sens, la CAA parle de "manque de responsabilité académique et de prévisions en matière financière", voire même de "violation des règles professionnelles" .
Artworld Salon, sous la plume de Pablo Helguera, ajoute qu'en même temps, un musée du Kansas (Nelson Atkins Museum) a décidé de ne plus recruter pour les postes de conservateur/trice en chef, de directeur/trice culturel, de directeur/trice de programmation, entre autres membres éminents d'une équipe muséale. Combien d'autres exemples de démantelement, demande-t-il, vont-ils se faire connaître cette année?
En même temps, le Congrès américain vote aujourd'hui un plan d'augmentation de 50M $pour le NEA (National Endowment for the Arts) . S'il est approuvé, c'est évidemment une bonne chose pour la culture : mais, ajoute Helguera, cette somme représente à peine le quart du budget annuel du Metropolitan Museum of Art de New York...

Friday, January 16, 2009

2009 : de la "culture sous Sarkozy" à la "culture Sarkozyenne" (et cf addendum du 2 fev.)

N'ayant lu que l'interview de Marin Karmitz, qui lui était proposée par Le Monde et n'ayant entendu, du projet de musée d'histoire de France, que ce qui lui était parvenu via Les Matins de France-Culture, LBV bouillonne de rage et je crois qu'elle ne va pas désenrager de sitôt.
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Vous allez animer un conseil pour la création artistique, présidé par Nicolas Sarkozy. Quel est son rôle ?

Marin Karmitz : Cette structure part d'un constat : la culture a disparu du champ politique".

Voilà comment commence l'entretien du Monde (14/1/2009), par lequel Marin Karmitz annonce son "passage " (*déjà opéré, via Le Monde, par une défense ardente de l'idée Sarkozyenne d'une nomination et d'une révocation par le chef de l'Etat du responsable de France Télévisions) à la direction d'un conseil artistique directement relié à l'Elysée.
Lire cette première phrase de l'entretien fait déjà super mal, du fait des mots prononcés: structure, constat, culture, politique et on n'oublie pas le verbe "disparu", bien sûr. "Constater", comme le fait Marin Karmitz, que "la culture a disparu du champ politique", qu'est-ce que ça veut dire? De quelle culture, au singulier (les cultures populaires ou militantes sont toujours au pluriel!) parle monsieur Karmitz et de quel champ politique, au singulier aussi? Réfléchissons.
Au singulier, le mot culture sous-entend qu'il s 'agit de la haute, celle qui se rabat sur une idée canonique de la "création", conçue comme l'initiative d'artistes nominaux et inspirés, fût-elle de masse, fût-elle destinée à être diffusée industriellement. Même s'il s'engage à ne pas s'occuper de patrimoine, c'est le modèle "grand palais", le modèle muséal, le modèle de la salle de ciné, le modèle de la salle de théâtre, le modèle du marché, où les oeuvres viennent témoigner de la capacité d'initiative, de rupture, de nouveauté, bref d'entreprise des artistes, inscrite dans une culture et une esthétique aux contours prédeterminés.
Au singulier, dire que la culture a disparu du champ politique, c'est tout simplement croire que le champ politique équivaut à la voie --ou plutôt la voix-- de son maître, celle, institutionnelle, du discours gouvernemental, ici présidentiel . D'où la seconde phrase qu'il énonce, dont on ne peut que faire ressortir l'ambiguité :
"Depuis De Gaulle et Malraux, puis Mitterrand et Lang, elle n'est plus au cœur de la politique".
A lire deux fois.
Qu'est-ce qu'il dit là Karmitz? Est-ce que ces deux paires de pères non pacsés ont saboté la culture, est-ce que depuis ces gens là, il n'y a plus de politique culturelle? Ou veut il dire le contraire en soulignant l'accouplement du président et de son ministre?
Mais retournons à un fait récent. Marin Karmitz, autrefois proche de l'esprit de mai 68 et aujourd'hui PDG d'MK2, avait récemment déposé un recours contre le projet d'extension de trois à six salles du cinéma d'art et essai le Méliès, subventionné par la mairie de Montreuil et soutenu par ses habitants, sous prétexte que ça lui faisait de la concurrence pour ses salles de l'Est (12è et 19è) de Paris.
Il avait alors notamment prononçé ces mots "Nous sommes dans une situation complexe, où la culture sert de prétexte à la politique politicienne dans le contexte des élections municipales."
N'en étant pas à une contradiction près, dans Le Monde " la culture a disparu du champ politique". Marin Karmitz s'entend ainsi à la faire réapparaître, mais dans les conditions qui auront été voulues en haut lieu.

Sur le musée ou plutôt la maison d'histoire de France, dont le projet a été établi par le PDG du musée des monuments français et de la cité d'architecture et du patrimoine du palais de Chaillot, on a bien raccolé ce matin sur... "France"-culture.
Rappelons, ce qui n'a pas été fait qu'en 1837, le roi Louis -Philippe créait une semblable initiative, d'un musée "dédié à toutes les gloires de la France", c'est à dire de la France victorieuse, omettant les défaites, bien sûr. 3000 tableaux avaient été commandés à des artistes du moment, pour témoigner du Moyen-Age à 1830 d'une identité nationale. Cette identité, établissant la linéarité monarchique et impériale française de Clovis à Napoléon 1er, culminait dans la grande galerie des batailles. Institué à Versailles, ce musée a été récemment rénové, montrant une conception de l'histoire qui fait se succéder des portraits, des effigies. On croyait en avoir fini avec cette rénovation. Mais là, semble-t-il, nous sommes passés de la notion d'une culture sous Sarkozy, affichant ses goûts pour Johnny et Barbelivien, pour Mireille et pour Bigard et passant la brosse à reluire à la culture Papale, à une culture Sarkozyenne, dont l'idéologie ne nous fait pas rêver.

2 Février, selon l'AFP : "Le Conseil pour la création artistique, qui a pour délégué général le producteur Marin Karmitz, comporte pour le moment douze membres représentant les différents secteurs de la culture. Il compte une seule femme, Dominique Hervieu, directrice du Théâtre national de Chaillot.On y trouve notamment :Hervé Chabalier, créateur et PDG de l'agence Capa, Emmanuel Ethis, professeur en sciences de l'information et de la communication, président de l'université d'Avignon,Henri Atlan, médecin, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et directeur du centre de recherche en biologie humaine à l'hôpital Hadassah de Jérusalem, Jacques Blanc, directeur du Quartz (Scène nationale de Brest), Laurent Bayle, directeur général de la Cité de la Musique,Vincent Frerebeau, fondateur du label indépendant Tôt ou tard, Emmanuel Hoog, président de l'Institut national de l'audiovisuel, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l'Ouest parisien et du Théâtre de Suresnes Jean Vilar, directeur du festival Suresnes cités danse, Jean Vinet, directeur du Centre des arts du cirque de Basse-Normandie, et Laurent Le Bon, directeur du projet Centre Pompidou-Metz.
Que des dirlos (et une dirlotte) en somme.

Sunday, January 11, 2009

Just say no to family values: John Giorno dit ses textes

..." May I know all sound as my sound, may I know all light as my light, may I know all phenomena as myself...
Let's say no to family values(..) Some drugs are very sacred substances please praise them for just liberating the mind... Let us celebrate the glorious qualities of booze...Just do it . Just don't not do it. Do it".
Galerie Almine Rech, samedi 10 janvier, fin d'après midi.

Thursday, January 08, 2009

Turenne enfant sent le sapin


Carrefour Turenne-Bretagne, 75003. L'horrible statue de Turenne enfant porte sapin mais LBV préfère encore plus les noenoeuds aux chevilles.

Tuesday, January 06, 2009

A partir de l'exposition "Figures du Corps" , qui vient de se terminer à l'ecole des beaux arts de Paris

Paolo Mascagni (1752-1815), planche extraite d'Anatomia universa, cf.http://www.lib.uiowa.edu/hardin/mascagni/

"Rassembler les figures d'un mode particulier de fragmentation du corps, celui qui le destitue de son enveloppe externe et le dépouille d'un même mouvement de son écorce et de sa nudité... (et qui) met en lumière l'enracinement du cutané (...)il s'agit d'interpréter l'apparition de figures qui sont l'effet de deux mains successives et réciproques, l'une qui dissèque l'autre qui dessine: il s'agit de comprendre comment une iconicité en quelque manière fantastique, rencontre et varie les projets de l'investigation anatomique". Jacques Guillerme, préface à l'exposition....
L'écorché, organisée par Jean-Pierre Mouilleseaux à l'école des beaux-arts de Rouen en 1977