Tuesday, November 10, 2009

No Mas. Le modèle d'on n'en veut plus, pour dire qu'on n'en peut plus

http://hidvl.nyu.edu/video/003090556.html
Pour supplémenter l'intervention à l'EHESS de Lotty Rosenfeld et pour apporter sur ce blog un fragment de l'exposition au FRAC Ile de France/le Plateau de Guillaume Désanges intitulée la Planète des Signes, voir cette vidéo du CADA, en attendant la complétion de la thèse de Pedro Araya, consacrée à ce sujet même.
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Les interventions du Colectivo de Acciones de Arte (CADA), collectif activiste chilien  (les artistes Lotty Rosenfeld et Juan Castillo, le sociologue Fernando Balcells, le poète Raúl Zurita et la romancière Diamela Eltit) ont été mises au point sous la dictature de Pinochet. Elles ont utilisé des stratégies artistiques, notamment les tactiques de la performance pour lutter contre la dictature. 
C'est dire aussi, que les actions de CADA, qui s'identifiaient comme "artistiques", non seulement questionnaient toutes les pratiques institutionnelles de l'art et de la politique, mais inscrivaient également l'art comme pratique sociale nécessaire et comme outil politique pour lutter contre un état de fait, ou plutôt d'exception.

"Engagées dans la fondation d'une fonction ouverte et spontanée du spectateur, les "interventions dans la vie quotidienne" avaient pour but d'interrompre et d'alterer les routines normalisées du citoyen ordinaire dans sa vie ordinaire, par le biais d'une subversion des signes qui décontextualisaient et restructuraient les comportements, les lieux et les signes urbains "(dixit New York university).
En 1983, après dix ans de prise du pouvoir et de dictature de Pinochet au Chili, CADA propose le signe et le slogan 'NO +' (Pas plus). Mais ce n'est pas qu'un "plus jamais point à la ligne", puisque ce slogan se veut un texte ouvert, qui doit être complété par qui le voudra bien, par qui va ou vont poursuivre le texte en le complétant de leurs revendications spécifiques (Plus jamais ci, plus jamais ça). Et CADA d'inviter à disséminer ce message sur différents murs dans toute la ville de Santiago. Le "tag" a été en effet la forme première de NO+ mais le slogan a été ensuite utilisé partout dans le pays, comme un symbole massif, public, de résistance politique, comme on le voit sur cette vidéo, avec la documentation de la première action NO+ sur le fleuve Mapocho à Santiago du Chili, et des images  qui montrent la diffusion de ce signe-slogan. 

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