Là, on voit non seulement à l'oeuvre un réinvestissement du passé militant mais également se decouvrir un projet d'histoire orale : plus de 100 militantEs survivantEs ont accepté d'y participer. Pour aller vite, c'est penser l'exposition comme une façon de faire se croiser l'histoire des droits et des gays, de l'art, de la santé publique (au moment des mésaventures d'Obama) et de l'épidémie.
http://www.ves.fas.harvard.
D'un autre côté, à Paris, au musée de la Ville, il y a Deadline, l'exposition des artistes qui ont fait une oeuvre avant de mourir. Argumentaire :"chacun d’eux, conscient de la mort imminente, a intégré dans son travail l’urgence de l’oeuvre à achever et le dépassement de soi". Sur le carton, le même Felix Gonzalez-Torres que celui qui avait fait le carton d'Au delà du Spectacle à Böbourg (soit un rideau doré)en 2000. Rien n'est mentionné quand au collectif, quant à la lutte contre, quant au politique, quant aux droits. Rien de cela ne s'incarne. On nous vend le même paquet cadeau de l'oeuvre ultime, d'une dernière image, que l'artiste aura souhaité laisser de soi, en tant qu'artiste. Cette proposition s'accorde sans renacler à l'exposition Renoir, les dernieres années au Grand Palais.
La différence entre les deux côtés de l'Atlantique, la dépolitisation lénifiante des musées parisiens (on ne choisit pas son moment, mais c'est aujourd'hui qu'on apprend cette histoire de dépistage obligatoire!!!) mettent LBV vraiment, vraiment, vraiment en colère.
4 commentaires:
sans transition, quoi que...
http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/10/17/les-methodes-tres-contestees-du-president-du-musee-d-orsay_1255259_3246.html#ens_id=1255330
Mais oui LBV, le politicless, mais la hype en plus... dites-moi, vous vous réveillez ou quoi là ?
Stéphane. L.
... et "Blood" de Felix à la Dogana, totalement réduit à sa fonction de "rideau" ? Vous en pensez quoi ?
Stéphane L.
Merci !
Frank B.
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