

A Berlin, pour l'événement non-stop intitulé freaky, queer art conference workshop film program, auquel elle a adoré participer (ici: la deuxième table ronde avec Antke Engel, Catherine Lord, Kobena Mercer, Ines Doujak et Renate Lorenz), LBV a quand même pu s'abstraire, entre minuit et deux heures du matin-- lors de la nuit des musées dans la ville--- et se retrouver au Musée Schwules (gay et pas très lesbien quoique.. cf. le prospectus de la chanteuse Domino, ci-dessus).
Il y a en ce moment une étonnante exposition intitulée "Il y a des perles que les cochons ne trouvent pas". Ce n'est pas une exposition d'ailleurs, mais la réinstallation d'un appartement dans deux salles du deuxième étage de ce musée: un living-room, une chambre. Siegmar Piske, l'ancien occupant de cet appartement est mort en mars 2009 et il a fait une donation au musée gay, qui devait supposément séparer les curiosités homosexuelles du reste, ce reste étant livré aux enchères. Le musée a néanmoins décidé de tout exposer. Comment, en effet, demêler ce qui est gay de ce qui ne l'est pas, dans cette organisation, ce "display" de centaines de dessins, photos, albums, statues, médaillons, cartes postales, porcelaines, magazines, dvd, livres d'images, bibliothèque, cendriers, sacs en papier, stylos, souvenirs, verroterie, pochettes d'allumettes, timbres, articles de journaux ou pièces de monnaie? Comment séparer surfaces et supports, objets de collection et objets qui ne le sont pas, puisque c'est le display lui-même, qui apparait comme support d'une obsession érotique, celle du corps masculin?
Pour Boris von Brauchitsch, le curateur de cette reconstitution, il importe de montrer, peut-être pour la dernière fois, ce qui est destiné à être séparé ou jeté, et avec cet ensemble, d'apporter quelques lumières, tant que cela est possible, sur un moment de l'histoire homosexuelle en train de passer : " Pour la génération qui a eu à faire au "Paragraphe 175"(http://fr.wikipedia.org/wiki/Paragraphe_175), l'affection pour des tasses a café est plus caractéristique que l'amour des godes. Dans l'appartement de Siegmar Piske l'image d'une génération qui est en train de disparaître lentement, devient plus claire, l'accomplissement du rêve d'une vie entre esthétique et désir".
L'exposition a gardé de l'appartement du vieux monsieur -- qui fut conseiller du consistoire (juriste) pour l'église luthérienne de Berlin-Brandenburg-Schlesische Oberlausitz et y fit son coming out dans les 70's--- un côté un peu cracra et étouffant, croulant sous les tous les matériaux, toutes les matières, de l'image découpée dans un magazine porno au petit bronze ou à la gravure pseudo XVIIIè, déclinant du sol au plafond les postures et les poses masculines presque toutes dénudées dans une gamme allant du retour à l'Antique à Terry Richardson, de Saint-Sébastien au bomec en effigie pour Dolce Gabbana...L'ensemble étant agrémenté d'une seconde collection, celle-là de dessus de table brodés de proverbes que ne renierait pas Annette Messager. Manque : "la nature a horreur du vide"--mais ce n'est pas la nature, ici, dont il est question.
1 commentaires:
bonjour !
je vous contacte au sujet de mon livre de photographie "Touch Me" qui participe au salon du livre d'artiste-artistbook international (centre Georges Pomidou)cette année.
j'aimerais bien si vous accepteriez me faire une petite présentation. je ne sais pas si vous vous souvenez de moi,je me permet de vous contacter par votre blog, car je n'ai pas votre adresse de e-mail,je suis une artiste roumaine, je vous aie présentée mon travail un jour dans l'atelier de GTS et on s'est vu à son anniversaire.
bien a vous,
Luminitza Liboutet (ancienne élève de GTS)
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