Monday, April 10, 2006

Betty Tompkins, fuck paintings, fuck paint, fucking paintings!


1969 : erotic year. In New York, Betty Tompkins began a series of paintings in black and white, of explicit cropped images of heterosexual intercourse, painted with the airbrush, that would eventually be called the "Fuck Paintings ». For a woman artist, it was, as we say in French « culotté », which means she had the fucking nerve to do it.
In 1973, she was invited in Paris, to participate in an exhibition at Guy Loudmer's, an auctionneer. Two paintings were shipped over but the French Customs didn’t allow them to get to France. There was no show, no auction, nothing happened- except a legal battle over almost a year, while the artist was trying to recuperate the works back to the States.
It took us 30 years to see the Fuck Paintings (in New York, at Mitchell Algus Gallery, then for me in France, at the 2003 Biennale de Lyon). The musée National d’art moderne at the Centre Pompidou purchased one of the paintings censored in 1973. Betty Tompkins has since returned to her original subject : painting the act of fucking without holding the beholder at distance, and in the most precise, albeit fantastic way.
2006 : after her second solo show at the Mitchell Algus Gallery in 2005, Betty Tompkins is invited to send her new works in Japan . The same story seems to repeat itself in circles : today, she was notified that her « paintings are in customs broker's hands in Japan. The works are considered pornography. Japanese law and customs are very strict about it ».
Post-Scriptum.
There is also a sad request added: « also if you have anything that proves the paintings are ART, please send them as soon as possible ».

En Français :
En 1969, année érotique, Betty Tompkins commence sa série de peintures en noir et blanc, à l'aérographe, de ce qu'elle appellera ses "Fuck Paintings" (peintures de baise), d'après des images pornographiques hétérosexuelles recadrées au plus près et peintes de façon hyperréaliste.
En 1973, elle est invitée par le commissaire priseur Guy Loudmer, à exposer deux de ces peintures. Mais les œuvres sont arrêtées en douane et confisquées. Il n'y aura pas d'expo, pas de vente, rien qu'une bataille légale durant environ un an, pour que l'artiste puisse les récupérer.
Mais quand même, trente ans plus tard, à la suite d'un concours de circonstances que l'artiste estime assez ahurissant, les Fuck Paintings sont montrées, d'une part dans une galerie Newyorkaise en 2002 et de l'autre, à la Biennale de Lyon 2003, où je les ai vues et, grâce à Eric Troncy, j' ai pu commencer de correspondre avec Betty. Le musée National d'art moderne a acheté l'une des peintures censurées, qui fut exposée lors de l'accrochage 2004. Elle est alors retournée à son sujet, encouragées par ces marques d'attention.
En 2006, elle est invitée au Japon pour une exposition, qui vient après son deuxième show en solo dans une galerie Newyorkaise. Cependant, la même histoire, le même cauchemar semble recommencer puisque Betty Tompkins a reçu ce matin une email lui notifiant que ses œuvres avaient été retenues par les douanes japonaises, considérées comme pornographiques et qu'au Japon, on ne badinait pas avec ces choses là!
Post-scriptum: par la même email, on lui demande aussi "si elle a quelque chose, n'importe quoi qui prouve que ces peintures sont de l'ART, qu'elle envoie ces preuves le plus vite possible".

2 commentaires:

élisabeth lebovici said...

Finally, the Fuck Grid paintings are arrived at their japanese gallery on Easter Monday. The
documents sent to the japanese customes stating "it IS ART" helped a lot.

Valmont said...

@ Elizabeth et Betty :
The Japanese (among others) have no lessons to give in this area ... Betty Tompkins has my full support ... Bises libertines.
Les Japonais (entre autres) n'ont pas de leçons à donner dans ce domaine... Betty Tompkins a mon soutien entier... Bises libertines.