En Argentine, depuis le 9 mai dernier, la loi prévoit désormais que la mention du genre à l’état civil pourra être modifiée sur simple déclaration et sans obligation de traitement hormonal, psy et/ou médical. Et pour celles et ceux qui souhaitent une prise en charge de leur transition, la loi organise également le parcours de soins dans le respect du libre arbitre des personnes
Le Conseil de l’Europe avait émis des recommandations allant dans le même sens (résolution 1728, avril 2010) en précisant qu’il fallait déconnecter toute demande de changement d’état civil d’un quelconque parcours médical. Or la France n'applique toujours pas cette résolution, dont les associations LGBTQI demandent la transposition en droit français, afin de "garantir dans la législation et la pratique les droits des personnes transgenres à disposer de documents officiels reflétant l'identité de genre choisie, sans obligation préalable de subir une stérilisation ou d'autres procédures médicales comme une opération de conversion sexuelle ou une thérapie hormonale". Le rapport d'Hayet Zeggar et Muriel Dahan pour l'inspection générale des affaires sociales est d'ailleurs clair sur ce point et on attend la publication d'un second rapport éminement sous peu.
En Asie, pendant ce temps, ça bouge aussi. Après l'Inde et le Bangladesh, le Népal reconnait dans le droit ses minorités de genre et sexuelles. Sur le constat des discriminations à l'école, dans les hôpitaux, les bureaux, pour postuler à une fonction, obtenir un compte en banque, ou également dans les toilettes publiques, pour celles et ceux qui refusaient d'obtempérer à une logique binaire des genres, le ministère de l'Intérieur a invité à la mise en oeuvre d'une protection des droits et de la dignité du "troisième genre"- ici conçu au sens large. Depuis quelques jours, les membres des communautés LBBTI (lesbien, gay, bi, trans, inter) sont invités à décliner leur identité officielle, en rayant à la fois M et F et en s'inscrivant sous la catégorie "Autre".














